Voici le discours qu’a prononcé par le président de Kouraj M. Charlot JEUDY dans la cérémonie de circonstance.

Publié: juin 3, 2013 dans Mis à jour

 

Mesdames, Messieurs les représentants des organisations de la société civile,
Mesdames, Messieurs les représentants de l’ambassade des Etats-Unis,
Mesdames, Messieurs les représentants de l’ambassade de France,
Mesdames, Messieurs les représentants de l’ambassade du Canada,
Sœurs et frères Masisi, Madivin, Makomè, Miks,

Je vous dis un grand bonjour au nom du comité exécutif de KOURAJ. La journée internationale contre l’homophobie et la transphobie a vu le jour le 17 mai 2005,10 ans soit 15 ans jour pour jour après la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de la classification internationale des maladies publiées par l’organisation mondiale de la santé, à savoir le 17 mai 1990 depuis 2005,la journée de l’IDAHO(International Day Against Homophobia and Transphobia) mobilisée l’opinion publique nationale et internationale sur les problèmes liés à l’homophobie et la transphobie par le biais des colloques, de manifestation de rue ou d’évènements artistiques. La date de 17 mai a été choisie pour commémorer la décision de l’organisation mondiale de la santé(OMS), en 1990, de retirer l’homosexualité de la liste des troubles du comportement. Lancée en 2005 et coordonnée au niveau international par le comité IDAHO, cette journée est aujourd’hui dans plus de 60 pays à travers le monde.
Depuis l’année dernière, KOURAJ ainsi que ses partenaires comme SEROVie, POZ, FACDIS, ONUSIDA, Hoursing Works, PNUD, MADRE, AJWS, SECOSIDA, VDH, FOSREF, DOP, BAI, UNFPA, UNHCR, MSPP et Les ambassade de France, du Canada, des Etats-Unis, ont compris qu’il y a une nécessité d’attirer l’attention de toute la société sur les violations des droits humains des personnes LGBT en Haïti en commémorant cette journée ce que nous appelons au niveau de KOURAJ la communauté M.

En ce jour du 16 mai, en prélude de la journée internationale contre de l’homophobie et la transphobie, kouraj étant une organisation LGBT pense que cette journée devrait être celle d une réflexion de la communauté pour réfléchir à leur avenir, dans un pays ou l’homophobie se cristallise dans les chansons Hip Hop et Compas. Dans un rapport, kouraj a recensé plusieurs cas d’homophobie et de transphobie sur le territoire national. On ne peut pas parler d’homophobie sans parler de la religion ; parce que l’absence d’une déclaration ou d’une expression claire de chacune des confessions constitue toujours le terrain pour toutes les dérives. Ce silence participe à cette régression silencieuse des principes de la déclaration universelle des droits de l’homme.
Sur le plan sanitaire, nos sœurs et frères Madivin et Masisi sont souvent discriminés en raison de leur orientation sexuelle ou leur l’identité de genre. Ils sont privés de soins de santé, par conséquent de nombreux sont morts à cause de tendances homophobes que certains médecins manifestent à leur égard. Le mal être chez les Masisi vient d’une absence de reconnaissance d’une société hétéronomie et d’une représentation majoritairement négative de la personne M. C’est l’acte homophobe qui est la source du mal de vivre.
Nan zafè sosyal la men se pirèd paran yo toujou ap mete pitit yo deyo paske yon gen jès fi konsi si w gen se yon ti gason gen jès fi se yon vye bagay w yo bliye si medam yo bliye se manman nou, se sè nou, se matan nou, se grann nou e se yo ki jeneralman leve nou. E jodi a mo ‘’MASISI ‘’ sa a se yon zam pou depwi moun politikman e map raple nou tout sosyete a Masisi ak Madivin yo se frè nou, sè nou, atis nou yo, manman ak papa nou, kouzin ak kouzine nou, se politisyen ak politisyenne nou yo, se vwazin ak vwazine nou yo, se moun kap vann nan mache nou yo, se pwofesè lekol ak inivèsite nou yo, se jounalis nou yo, se palmantè nou yo e se moun ki nan legliz la avek ou a si mwen ta site sa a selman. Yo bay nou tout nom pou yo ka imilye nou pi byen yo rele nou bonbon roz, zèl kase, pomand, mabouya, sikrelo, fil bwa w kase, anouman, abominasyon, peche , chichiman, pussy, gate ras elatriye.

Kouraj dans le sillage des organisations des droits humains veut participer à l’éradication de l’homophobie et la transphobie en Haïti afin qu’aucune personne ne soit discriminée en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. Pour cela, nous allons participer à une vaste campagne de sensibilisation sur le territoire haïtien. Nous disons non à l’impunité, non à l’injustice et non à la maltraitance que certains hétérosexuels jouissent, le dimanche 31 mars 2013, vers les quatre heures, Exil Anderson un transgenre de kouraj a été agressé et blessé par un certain de Marvens ainsi connu dans la commune de St Marc en raison de son identité de genre. La justice haïtienne n a rien fait malgré qu’on ait porté plainte.

Nos revendications pour l’égalité de nos droits ne faibliront pas, mais se heurteront à très fortes réactions qui prendront un tour tragique. Ou, agressions, harcèlement, discours haineux et réactionnaires tous ceux-là ne sont pas sans rapport avec la vague d’acte homophobe que le pays a connu malheureusement jusqu’ici la communauté M n’est prise en compte dans l’Etat de droit du gouvernement actuel.
Pour éliminer l’homophobie et la transphobie dans le pays de Dessalines, ou le mot ‘‘ liberté ’’ fut écrit avec du sang, kouraj a besoin de l’aide des organisations œuvrant pour le respect des Droits Humains ; comme par exemple, les organisations des Droits humains, les organisations féministes, les organisations paysannes, les organisations estudiantines, les organisations populaires, les organisations syndicales et les organisations politiques. On a besoin d’une solidarité inter-organisationnelle pour le respect des Droits humains.
Map fini pou mwen di moun ka kwè ke peyi ka retwouve viv ansamb ke li te genyen lontan nou dwe mete men nou nan batay la pou reaksyonè yo Ka kite nou viv anpè nan peyi papa Dessalines lan pandan nap fè yo konnen yè nou te esklav, jodia nou madivin ak masisi e demen map moun tankou tout moun.
Mesi

Publicités

Les commentaires sont fermés.